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18 Mai 2012, St Eric

Ma petite vie à nous...

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C’est à quelques minutes de Tel Aviv que les roues de l’avion finissent par se poser sur les pistes d’atterrissages de l’aéroport Ben Gourion. Cette fois j’y suis. Cet instant, je l’ai tant rêvé que je ne voulais pas y croire, jusqu’à ce que l’avion se pose sur ma terre. Cette fois-ci je pouvais enfin le dire.

            - « je suis officiellement citoyenne israélienne » !

Je savais qu’à ce moment précis je serai émue, mais les « adieux » difficiles avec mes parents et mes sœurs, la fatigue, le stress et l’émotion ont fait que j’ai littéralement craqué et je ne pouvais contenir mes larmes. Je pense à mes parents qui sont désormais à 4000 kilomètres de moi. Tout a été si vite, il y avait à peine deux mois que j’avais eu mon premier contact avec l’agence juive, personne ne s’attendait à ce que mon départ soit si rapide. Mes parents ont parfois tenté de me dissuader sans jamais rien dire clairement, je sais qu’au fond ils ne voulaient pas abîmer mon rêve. Mais souvent, à l’heure des informations je remarquais une lueur d’inquiétude dans les yeux de ma mère. Ca a toujours été le cas, nous étions tous très soucieux de la situation là bas et chaque attentat nous secouait vivement. Mais là, je savais qu’il n’y avait pas que cette tristesse là, il y avait autre chose dans ses yeux.

Et je sais qu’elle devait souvent se poser la question :

-« dois-je la laisser partir » ?

Seulement, bien qu’inquiète, ma mère était fière de ma décision. C’est elle qui m’a transmis cet amour inconditionnel pour Israël et mon départ avait clairement le goût d’une réussite pour elle. C’était important pour elle, que nous, ses enfants, sachions d’où nous venions et que nous ne l’oubliions jamais.

D’un coup d’œil je regarde ma montre que j’avais laissé à l’heure française, le calcul était simple : il était 22h51 en France, donc 23h51 ici. Je pense rapidement que l’année 2001 est en train de s’achever et que de me retrouver en ce lieu, à cette date ne pouvait être qu’un signe de D... . Dans quelques minutes nous serons en 2002, l’année de mes 20 ans, l’année de mon arrivée en Israël, l’année de ma nouvelle vie… L’année du début du bonheur j’en suis certaine.

Un monsieur m’accueille alors que je récupérais mes bagages et me conduit dans un bureau où je disposais d’un téléphone pour appeler ma famille restée « là bas ». Je me suis empressée de le faire ; Dans un soupir de soulagement c’est ma mère qui me répond, heureuse que le vol se soit bien passé. Elle me répète sans cesse de prendre soin de moi, de les appeler le plus souvent possible et ce, dès le lendemain… Car ma mère le savait, on n’avait pas réussi à me trouver une chambre ailleurs… Ailleurs qu’à Jérusalem.

Le monsieur revient avec mes papiers validés et tamponnés et avec un grand sourire me dit :

-          « Tu es la dernière arrivante de l’année, sois la Bienvenue ». En hébreu, le vouvoiement n’existe pas.

Comme prévu, c’est un taxi qui vient me récupérer pour me mener vers ce lieu qui sera le point de départ de ma nouvelle vie et ce pour une année. Mon adresse sera pendant un an : Le Merkaz Clita Beit Canada.

Tags associés : aventure, commence

J'kaz !
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Vendredi 03 Juillet 2009Poster un commentaire

Evidemment, tout n’est pas si simple. Je n’ai que 19 ans, et même si mes parents s’attendent à ce qu’un jour où l’autre je formule clairement le désir d’aller vivre en Israël ils ont accueilli la nouvelle avec beaucoup d’appréhension. Cette réaction était légitime et je l’attendais. Effectivement, Israël est en train de connaître ses plus mauvais jours depuis la guerre du Golfe en 1991. Cette période, les politiques l’ont appelée « la seconde Intifada ». Pas une semaine ne s’écoule sans qu’Israël ne soit la cible des palestiniens. Une ville en particulier était visée : Jérusalem notre capitale.

 - « Ok, mais pas Jérusalem ».

 Ainsi arriva la brute réaction de mes parents, moi qui, désireuse de retrouver mon identité religieuse, avais justement prévu Jérusalem, craignais à l’avance cette triste contrainte... Mais je me suis pliée à leur choix, me disant que mon but était de vivre en Israël et que, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, j’aime ce pays et je m’y sentirai bien.

 La première étape a été de rencontrer mon shaliah, il est en fait l’intermédiaire entre Israël et les français désireux de faire leur alya. Il lui revient la lourde tâche de, non seulement me renseigner, de répondre à toutes ces questions qui me taraudent l’esprit, mais aussi de me trouver un endroit où vivre ma première année en Israël. Il m’explique qu’il existe des merkaz clita, (des centres d’intégration) réunissant diverses personnes dans la même situation que moi. Ces personnes peuvent arriver des quatre coins de la planète mais ont toutes le même objectif que moi : vivre en Israël. Cette idée me plait assez et toutes mes questions trouvent des réponses qui me conviennent. Toutes sauf une.

 Lorsque nous avons abordé le sujet de l’Oulpan, des cours d’hébreu intensifs, je lui disais que je n’en aurai probablement pas besoin, étant presque bilingue mais que je ne savais ni lire ni écrire. Il m’a, dans un premier temps, rassurée en me confortant par le fait qu’il existe également des classes prévues à des cas comme le mien, puis m’a posé une question :

 

-          Mais comment se fait-il que vous parliez l’hébreu couramment ?

.    Et bien, mes parents sont israéliens. Ils sont nés tous les deux en Tunisie mais ont quitté Tunis très jeunes. Mon père a même fait l’armée en Israël et à la maison c’est souvent qu’ils parlent hébreu. C’est ainsi que j’ai appris.

 

Son visage s’est de suite assombri. Les aides financières dont nous avions parlé quelques minutes auparavant au nom de la « loi du retour » (La loi du retour autorise tout juif, ou membre de sa famille, à émigrer en Israël), je ne pourrai pas en bénéficier.

Effectivement, la loi israélienne est ainsi faite que lorsque les géniteurs d’un enfant sont israéliens, l’enfant lui-même hérite de cette nationalité. Il me faudra donc vivre comme une israélienne, peu importe que j’y ai déjà vécu précédemment ou pas. Là où les autres olim, les autres arrivants, devront attendre trois ans pour obtenir leur passeport israélien, je ne pourrai pas rentrer sur le territoire sans.

Mises à part les aides financières auxquelles je n’aurai pas le droit, je n’ai pas bien compris ce que cela changerait dans ma vie là bas et excitée comme une jeune fille de 19 ans, insouciante et en passe de réaliser son rêve, j’ai accepté toutes ces conditions me disant que de toute manière, sur place, j’improviserais et trouverais des solutions pour tout. Il me dit tout de même que pendant cinq années je n’aurais pas à payer la taxe d’habitation locale, la arnona.

 

.    Et bien c’est déjà ça !

Tags associés : Chapitre, commencement

J'kaz !
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Vendredi 03 Juillet 2009Poster un commentaire

31 décembre 2001, je regarde à travers le hublot les yeux embués de larmes, le cœur rempli d’espoir… Ca faisait longtemps que j’attendais ce moment là, ce jour où je rejoindrai enfin les miens, sur ma terre. Ce petit pays, vieux de quelques dizaines d’années seulement mais qui tient une place immense dans le cœur de millions de juifs qui se promettent d’aller s’y établir un jour. Et moi, m’y voilà, je suis en passe de réaliser le rêve de millions de personnes mais le mien avant tout.

 

Eretz Israël, je ne suis qu’à 4 heures de toi, j’arrive et pour toujours...



h

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J'kaz !
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Vendredi 03 Juillet 2009Poster un commentaire

Il y a quelques années j'ai décidé de quitter la France pour m'installer en Israël.

Depuis ma plus tendre enfance, j'y passe toutes mes vacances et force a été de constater que dans ce pays je me sentais détendue, heureuse, sereine...

Voilà qui va paraître paradoxal à plusieurs personnes qui ne voient Israël qu'à travers les attentats, la violence, le sang et la terreur... Et pourtant... Il n'existe aucun endroit au monde où je me sens plus en sécurité qu'en Israël, aucun endroit au monde où je me sens plus épanouie...

Evidemment, en Israël je n'ai pas vécu que des moments rose, je n'ai oublié aucun de mes instants passés là bas, mes souvenirs sont intacts. Je tiens dont à en profiter pour les retranscrire afin que cela ne meurt jamais, que mon histoire soit écrite quelque part et qu'un jour, mes petits-enfants puissent en prendre connaissance.

Je profite donc de mon blog que j'ai longtemps laissé à l'abandon pour y écrire mon histoire telle que je l'ai vécue en espérant qu'elle suscite chez vous le même intêret, la même passion et le même plaisir que je vais prendre à la retranscrire.

 

 

 

jh

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J'kaz !
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Vendredi 03 Juillet 2009Poster un commentaire
Maintenant que vous connaissez Cindy par coeur, laissez moi vous présenter celle avec laquelle j'ai fais les pires bêtises d'enfance, celle avec laquelle nous avons rendu notre mère chèvre, celle avec laquelle j'ai grandit et qui a grandit avec moi : Ma petite soeur Julie !

J'avais 3 ans et demi lorsqu'elle est née, je ne me souviens pas avoir été spécialement jalouse à sa naissance, j'avais pas encore bien compris ce que ça allait changer pour moi ! Et pourtant ma vie a complétement changé, mais en bien ! Elle est rapidement devenue mon accolyte, ma meilleure amie, ma soeur chérie mais aussi mon souffre-douleur ! J'ai pas toujours été très gentille avec elle, c'est vrai ! A mes tirages de cheveux intempestifs elle me répondait par des morsures dont je suis sûre que je pourrais encore en retrouver les traces sur mes bras !  Ses dents c'était son arme, faudrait que je pense à lui demande si ça l'est toujours !

Les plus beaux souvenirs de mon enfance c'est avec elle que je les ai... Dès que j'avais une petite idée derrière la tête c'est à elle que j'en parlais et c'est ainsi que je l'ai embarquée dans beaucoup de bêtises ! Bon, je vous vois arriver là, alors autant préciser, ce n'était jamais rien de méchant ! C'était des bêtises d'enfants inscousciants, comme nous enfermer dans la salle de bain afin d'escalader la baignoire, le bidet, le lavabo et les WC sans jamais devoir toucher le mur ! Ca nous a amusées un bon moment, jusqu'au jour où elle est tombée et où je me suis fais la frayeur de ma vie... Ca a été la dernière fois qu'on a joué à ce jeu là !

Puis j'ai commencé à "sombrer" dans l'adolescence, avec la crise qui l'accompagne, et je me suis beaucoup éloignée de ma famille. Nos chemins ont alors pris deux directions complétement différentes. Et quelques années plus tard, lorsque j'ai commencé ma vie de "pré-adulte" c'était à son tour de faire connaissance avec cette bonne vieille crise d'adolescence... Pendant ce temps, je construisais ma vie avec mes amis, mes amours et le reste... J'ai déménagé de chez mes parents pour m'installer en Israël pendant 1 an et demi, puis à Aix en Provence... Nous correspondions un peu par mail mais rien de plus...

Et voilà, qu'il y a quelques mois à peine, nous nous sommes "retrouvées"... J'ai découvert une fille intelligente, ambitieuse, sérieuse, drôle, sensible... Ma soeur, c'est mon coup de coeur... Je suis heureuse et émue de constater comme elle a avancé dans la vie, en ne quittant jamais le droit chemin. Elle a commencé ses études de coiffure il y a quelques années, sans conviction... Elle a gravit les échelons jusqu'à faire des concours pour de grands couturiers, elle a été embauchée chez Jacques Dessange et a coiffé de nombreuses célébrités, elle s'est vraiment fait un nom dans son milieu et aujourd'hui elle est à l'aube d'ouvrir son propre salon ! Je suis fière de ma soeur, tout ce qu'elle touche devient de l'or parce que c'est une personne investit et sérieuse... Je lui souhaite tout le bonheur du monde, toute la réussite qu'elle mérite, je l'aime plus que tout.

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La voici avec son chéri Thomas, un garçon adorable.

 

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Au boulot souriante et rayonnante.

 

 

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Julie, chiche ou vérité ? Chiche ?? Ok, tu échanges tes vêtements avec Thomas !

Tags associés : petites, soeur, cheries

J'kaz !
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Vendredi 27 Mars 20091 commentaire(s)
Citation
  • " Don't Worry, Be Happy... "
    dolly26 
Horloge
La Shoutbox de Dolly